Hier, nous avons retiré notre présence.
Aujourd'hui, nous formulons nos exigences.
« Boycotter, c'est résister.
Exiger, c'est construire. »
Notre absence aux urnes était un verdict ; notre présence dans la lutte est désormais un mandat.
#BoycottBénin2026 — Mai 2026Le boycott du 12 avril était un acte ponctuel — précis, pacifique, puissant. Aujourd'hui, le mouvement entre dans une nouvelle phase : celle de la revendication structurée et durable. Nous ne venons pas en accusateurs. Nous venons en bâtisseurs.
Conformes au droit international — Pacte civil et politique, Charte africaine des droits de l'Homme, protocoles de la CEDEAO.
Un creuset de réconciliation dans l'esprit de la Conférence Nationale de 1990 — réunissant pouvoir, opposition, société civile, diaspora, autorités traditionnelles. La condition de toutes les autres exigences.
Immédiate, sans condition, incluant les détenus du sillage de 2025. Le pluralisme commence par la fin de la criminalisation de l'opposition.
Le mécanisme qui a réduit la présidentielle à deux tickets doit être abrogé et remplacé par un dispositif accessible, équitable et transparent.
Levée des mandats d'arrêt instrumentalisés. Retour dans la dignité. Aucune réconciliation nationale n'est possible sans ce préalable.
Le taux officiel de 58,78% ne reflète pas la réalité observée. Un audit conduit par des observateurs non partisans est exigé.
Enquête judiciaire indépendante, reconnaissance officielle, mesures de réparation. La mémoire des martyrs ne se négocie pas.
Liberté de la presse, de manifestation, d'association, liberté académique — méthodiquement érodées depuis 2016. Restauration pleine et entière.
Issu des Assises nationales. Sans cela, 2031 ne sera qu'une répétition de 2026.
Quel que soit votre situation, votre région, votre âge — voici votre message.
« Nos proches ne sont pas en prison parce qu'ils ont commis un crime. Ils sont en prison parce qu'ils ont défendu leurs convictions. Tant qu'ils ne seront pas libres, le Bénin ne sera pas libre. »
« Nous n'avons pas choisi de partir. Mais notre exil n'est pas notre silence. Depuis Paris, Bruxelles, Washington, Dakar, Montréal, Abidjan, nous portons la voix d'un Bénin qu'on a voulu faire taire. »
« Nous avons vu nos maris, nos fils, nos frères emprisonnés ou contraints à l'exil. Aujourd'hui, nous exigeons leur retour, leur libération, et un Bénin où nos filles n'auront plus à subir ce que nous avons subi. »
« On nous a dit de nous taire, de travailler, d'attendre. Nous avons attendu. Nous avons vu. Nous avons compris. C'est notre génération qui exige aujourd'hui un autre Bénin. »
« Nous sommes loin du pays, mais jamais absents de son destin. Nous portons les huit revendications auprès de nos gouvernements d'accueil, des organisations internationales, de la presse mondiale. »
« Une démocratie ne se mesure pas au nombre d'élections, mais à la qualité du choix offert. Nous portons un cahier de revendications précises, opposables, conformes au droit international. »
Le boycott était un acte ponctuel. La revendication est un engagement durable.
Deux plateformes complémentaires au service d'un même combat.
Nous transformons aujourd'hui notre mouvement de boycott en mouvement de revendication. Nous gardons le nom — #BoycottBénin2026 — parce que ce nom est devenu celui d'une génération debout. 2026 n'est pas une date d'expiration : c'est notre année de fondation.